Tout sur le Growth Hacker

Un growth hacker, c’est quoi?

growth hacker (n.m): celui dont la passion est d’amener des metrics à leur meilleur niveau en suivant une méthodologie vérifiable et évolutive.

 

Le Growth Hacker est un terme un peu nouveau qui est apparu au début des années 2010 mais qui dans la pratique existe depuis bien plus longtemps (particulièrement dans la Silicon Valley). Le marketing des années 1960 né des Mad men de Manhattan est mort et a été remplacé par ce que l’on appelle la Growth.

Du coup, le growth hacking est la façon nouvelle de faire du marketing, pour les startups. Focalisé sur la data, le Growth Hacker va définir et mettre en oeuvre une stratégie de croissance.

Cela signifie 3 choses :

  • Définir le Growth Plan de la startup avec laquelle on travaille : il faut pour cela récupérer toutes la data du produit, effectuer une analyse complète et établir un plan d’intervention en fonction des résultats de celle-ci. Cela revient à prioriser chaque action qui va être mise en place.
  • Coordonner et exécuter le « Growth Process«  : un Growth Hacker ou une équipe Growth s’évalue sur le nombre d’experiments qu’il effectue chaque mois. Suivre un process optimal permet de garder un rythme d’experiments soutenu.
  • Optimiser le funnel de conversion sur le produit : les experiments qui sont faites ont pour but d’améliorer chaque étape du tunnel du conversion du produit, de l’Acquisition au Referral, en passant par l’Activation, la Rétention et le Revenu.

L’Acquisition est partie intégrante du métier de Growth Hacker, mais à terme, cette tâche est vouée à être déléguée à une team 100% focus Acquisition, qui doit rester très proche de la team Growth.

Les caractéristiques essentielle du growth hacker sont la capacité d’analyse des données qualitatives et quantitatives, la réactivité, le dynamisme et la rigueur. Avec en fer de lance l’état d’esprit et la créativité qui sont la base de tout.

 

Les 6 mythes totalement faux sur le growth hacker

Mythe 1: Le Growth Hacking se résume à l’utilisation de hacks pour apporter la croissance

Réalité: Le secret du Growth Hacker est l’état d’esprit, et non les outils.

 

Le Growth Hacking est souvent vu comme un livre de secrets et techniques pour acquérir des visiteurs et en faire des utilisateurs de son produit. Le Growth Hacker est alors percu dans cette logique comme le détenteur de ces secrets qui va les appliquer et apporter une croissance folle à n’importe quelle startup.

Malheureusement, la réalité est moins sexy et le growth hacker n’est pas doté d’un mystérieux pouvoir qui apporte fortune à la startup qui en bénéficiera. Le Growth Hacker va appliquer une méthode afin d’optimiser en permanence le produit sur lequel il travaille et de le mettre face à une cible qui sera intéressée par ce dernier.

 

Mythe 2: Le Growth Hacker est la solution à tous les problèmes d’une startup

Réalité: Le growth hacking ne solutionne pas les problèmes systémiques d’un produit.

 

La croissance n’apparaît pas du jour au lendemain. C’est un process itératif qui demande beaucoup d’expérimentations, d’analyses, d’échecs, d’évolution, de réussites, de remises en question.

Elle ne peut se répliquer d’une startup à une autre comme une méthode miracle. Il y a deux types de croissance: les small wins et les big wins.

Là où les premiers vont être efficaces sur le court terme mais non durables, les second sont ceux qui vont poser les questions profondes liées à la vie d’une startup et tenter d’y répondre.

 

Mythe 3: Le Growth Hacking est tout nouveau

Réalité: Le Growth Hacking existe depuis plus longtemps que celui-ci a été défini en l’état.

 

Des startups comme Facebook, Bebo, LinkedIn, Hi5 ont toujours considéré les problématiques d’engagement et de croissance du nombre d’utilisateurs, cela avant même que le terme Growth Hacker ne soit créé. La seule différence entre avant et maintenant est que nous avons un mot pour cela.

 

Mythe 4: Le Growth Hacker est un marketeur

Réalité: Le Growth Hacker a des objectifs marketing mais des techniques différentes.

 

La croissance vient d’une stratégie produit conduite à partir de la donnée quantitative et qualitative, pas d’une stratégie marketing. Le Growth Hacker doit toucher toutes les composantes du produit: ingénierie, design, ux, etc.

Le marketing et le Growth Hacker ont les mêmes objectifs et doivent travailler de façon rapprochée, comme ce sera le cas avec le design ou le développement.

 

Mythe 5: Un Growth Hacker est un développeur

Réalité: Tous les growth hackers ne sont pas développeur.

 

Si des notions en développement sont absolument nécessaires pour être Growth Hacker, il n’est pas nécessaire d’être un développeur avéré. C’est préférable pour garder l’autonomie sur les actions entreprises et comprendre l’aspect technique du produit.

Mais un Growth Hacker se doit d’avoir également des compétences en matière d’UX, de marketing, d’acquisition de trafic et de product management.

 

Mythe 6: Un Growth Hacker est juste un individu isolé

Réalité: la croissance n’est pas le résultat d’une seule et même personne.

 

La croissance doit venir de la startup au complet. Cela passe par l’instauration d’une culture d’entreprise basée sur la croissance et le Growth Hacking.

Le Growth Hacker va s’entourer d’un team afin de mettre en place la stratégie définie dans les meilleures conditions.

 

Quand votre startup a-t-elle besoin d’un growth hacker?

Qu’il s’agisse de trouver votre product/market fit, de valider votre traction ou de commencer à travailler votre croissance de façon scalable, vous aurez besoin d’un growth hacker.

La vraie question est : à partir de quel moment souhaitez-vous vous faire accompagner afin d’aller dans le bon sens?

Considérant que la dream team pour lancer un projet est un développeur, un designer et un growth hacker (la triptyque idéale pour créer un prototype propre, le tester, et le distribuer à sa cible); le growth hacker sera le bienvenue dès la création d’un projet.

 

Devenir growth hacker

Vous souhaitez endosser le rôle de growth hacker vous-même? Pas de soucis. Tout s’apprend, et si vous avez le bon mindset dès le départ, c’est peut-être un métier pour vous. Par contre, Growth Hacker n’est pas un métier reconnu par l’État encore, et vous trouverez difficilement des formations privés là où on ne parle même pas des formations publiques.

 

Lire tout ce que vous pouvez sur le growth hacking

Il faut commencer par apprendre, et pour cela, il faut lire. Sur ce blog, je partage sans cesse avec vous des tas de ressources différentes sur le growth hacking. Vous ne serez pas lésés.

Par contre ce n’est que la première étape, et il va falloir rapidement commencer à faire. Le savoir n’est qu’un point d’entrée, et c’est en passant à l’action que vous allez réellement apprendre.

 

Trouver un mentor

Ne restez pas seul dans votre chambre. Trouvez un mentor pour vous accompagner et vous apprendre. N’hésitez pas à proposer vos services gratuitement pour commencer. Il faut bien mettre un premier pas, et la compétition est rude. Trouver un mentor vous aidera à perdre moins de temps dans votre apprentissage et vous concentrer dès le départ sur ce qui fonctionne.

 

Adopter le bon état d’esprit

Vous n’arrêtez pas de le lire: le growth hacking, c’est un état d’esprit. Pour cela, il faut connecter tout ce que vous faites à la croissance. C’est celle-ci qui doit guide vos choix et prises de décision. Tout ce que vous faites doit avoir un impact sur la croissance de votre projet, quelqu’il soit.

 

Se concentrer sur une partie du Growth Hacking et la maîtriser

Trop de personnes se perdent en voulant être trop généralistes. Le Growth Hacking est un domaine très vaste en lui-même et il est impossible de tout maîtriser. C’est pourquoi se spécialiser est important: certains choisissent l’aspect technique, d’autres l’acquisition, ou ca peut encore être le produit par exemple.

Choisissez une spécialisation et maitrisez-la à fond pour dominer votre domaine.

 

Vous pouvez retrouver sur cette page la liste des outils de growth hacking que j’utilise au quotidien.