GROWTH HACKING: LE GUIDE ULTIME

 

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Définition du Growth Hacking

Il n’y a pas de définition universelle du growth hacking. Chacun en a sa propre vision et sa propre définition.

Par exemple, sur le forum growthhacking.fr, nous sommes un petit groupe d’une dizaine de growth hackers qui échangeons régulièrement sur le sujet. La dernière fois, on s’est rendu compte que pas un d’entre nous en avait la même vision. Cela représente bien la difficulté a mettre des mots sur ce qu’il est réellement si nous-même, les acteurs du domaine, ne sommes pas en mesure de nous accorder. Du coup, je vais plutôt vous partager ma vision sur ce blog et ce que j’estime être le Growth hacking plutôt que de chercher à en couvrir tous les potentiels aspects. Vous accrocherez ou pas, à vous de me le dire!

 

Quel profil de Growth Hacker je suis?


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Cela fait 5 ans que je m’intéresse de très près au Growth Hacking. De formation webmarketing, j’en suis venu naturellement au Growth hacking de par ma passion pour les chiffres et le retour sur investissement. Après avoir travaillé sur différents projets, aujourd’hui je me rapproche du produit puisque c’est le coeur de tout le sujet.

 

Ma vision du growth hacking

En effet, beaucoup voient dans le growth hacking une formule magique qui permet d’acquérir un max d’utilisateurs en dépensant zéro euros. C’est une version déformée de ce qu’est réellement la Growth. De mon humble avis, la Growth est un process complet qui s’intègre au développement du produit afin de l’optimiser en permanence et lui faire connaître une croissance aussi forte que possible.

Donc si vous croyez que le growth hacking se résume à scraper des sites internet et faire venir des utilisateurs sur votre site pour 0€, on est en fait loin de la réalité.

Afin d’éviter la confusion, je préfère aujourd’hui parler de Growth Marketing. Grâce à des échanges avec des head of Growth, la participation à des meetups, et de la lecture sur le web, j’ai pu réunir pas mal d’informations sur comment fonctionne une team growth au sein d’une startup de la silicon Valley: de la composition de l’équipe growth à l’organisation en interne. Du coup, ça a pas mal impacté l’idée que je me faisais moi-même de la Growth. 

Le Growth hacking, c’est pas le mec un peu chelou derrière son ordinateur capable de faire des miracles pour votre business et de vous apporter la fortune pour 0€. Désolé de vous décevoir, mais ce n’est même pas du tout ca. Du coup, ôtez-vous de la tête que vous allez obtenir 1 million d’utilisateurs en un hack miracle. Derrière les success story hotmail, airbnb, paypal ou instagram que vous connaissez, souvent la réalité est moins rose et il n’a jamais s’agit d’avoir simplement ajouté « Send with love from hotmail » à la fin d’un mail pour devenir la boîte mail référence des années 2000.
Le Growth Hacking est un modèle, une méthode, un process qui permet d’améliorer un produit SaaS en permanence. On ne parle plus vraiment de Growth hacking, du coup. Pour en savoir plus, restez informé, je vous tiens au courant de tout par mail.

 

Les techniques de growth hacking les plus connues

Chaque entreprise qui rencontre le succès renferme une base d’utilisateurs qui est en pleine croissance, et des revenus qui en découlent. Le Growth Hacking a été le facteur clef de succès conduisant ces entreprises vers la réussite.

Quand je parle de ces entreprises, je veux parler de Twitter, Facebook, Quora; qui ont toutes recruté des experts pour hacker leur croissance à un moment donné, et ont attribué leur succès à des stratégies de growth hacking.

Globalement, le growth hacking correspond à des actions mises en oeuvre qui ont un impact significatif sur le produit. Si un hack mis en place ne fonctionne pas, il est alors délaissé et abandonné au profit d’un autre, qui lui fonctionne et sera poussé et mis en avant.  Cela permet aux entreprises d’éviter de perdre de l’argent dans des actions qui ne sont pas efficaces et ne rapportent pas de revenu, contrairement au marketing classique qui consistait à distribuer un produit avant tout.

Afin de mieux comprendre cette mécanique, je vous ai sélectionné quelques hacks qui ont fonctionné pour ces entreprises.

 

Twitter

L’histoire de Twitter est un des meilleurs exemples que l’on peut prendre en illustration. Twitter s’est tellement étendu que si vous n’êtes pas utilisateur vous-même, vous savez de quoi il ressort quand on en parle.

Quand Twitter est sorti, il a bénéficié de pas mal de publicité. Les gens se sont inscrits par milliers et ont commencé à partager partout à leurs amis via des blogs et des réseaux sociaux. Mais Twitter a rencontré un problème de rétention: un grand nombre d’utilisateurs arrêtaient de venir sur la plateforme au bout d’un moment.

À ce moment, l’entreprise a choisi d’arrêter de générer du trafic avant tout et de se focus produit. Ils ont alors commencé une série de tests sur l’expérience utilisateur et l’interface.

Twitter en a lors appris beaucoup sur ses utilisateurs et se sont rendus compte que ceux qui suivaient au moins 5 à 10 comptes dès leur inscription avaient une meilleure rétention que les autres.

Ils ont alors repensé leur onboarding lors du sign-up afin de conduire l’ensemble des utilisateurs à suivre au moins 5 comptes dès qu’ils s’inscrivent.

Facebook

La méthode de Facebook est différente des autres. Plutôt que d’embaucher des experts pour les accompagner, ils ont privilégié le recrutement de personnes plutôt intelligentes qui avaient une approche différente du problème sur lequel ils souhaitaient travailler.

Ils faisaient face à un problème d’acquisition: ils n’avaient pas autant de nouveaux utilisateurs que ce qu’ils espéraient, ce qui rendait leur objectif annuelle totalement irréaliste. C’est par le growth hacking qu’ils ont finalement réussi à l’atteindre.

Le premier hack mis en place fut la création du widget à intégrer sur son blog afin que les visiteurs puissent liker la page Facebook du blog. Cela a contribué à 1 million de signups.

Un autre a été de racheter des fournisseurs de service dans les pays en voie de développement. Cela leur a permis de mettre la main sur d’immenses bases de données.

 

Quora

Quora a commencé sa stratégie de growth hacking en lançant des dizaines d’expérimentations très rapidement, qui ont très vite généré des résultats.

En offrant une flexibilité totale et une importante liberté à la tech et au market de la growth team de Quora, cela a permis d’avancer très vite en accumulant les expériences, les échecs, mais aussi les réussites et les learnings.

Une des approches qui les a le plus aidé a été d’observer attentivement le comportement des utilisateurs les plus actifs et d’en dégager des patterns.

 

LinkedIn

En permettant la création de profils publics, LinkedIn s’est basé sur le user generated content afin de maximiser sa stratégie SEO et driver du trafic de masse sur son site.

Cela a amené au fait qu’à chaque fois que l’on tape le nom d’une personne, d’une entreprise ou d’un titre de job, LinkedIn ressortait en premier dans Google. Simple mais brillant au moment où ils l’ont fait.